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19 Mai 2012, St Yves

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 Et des poèmes de moi ou d'autrui

Mises à jour

Amour Article 19/06/2009

Qui suis-je ?

Qui êtes-vous ?

 

Cette phrase récurrente me chagrine… Même pas capable de me reconnaître quand j’arrive… Alors je vous le confie une dernière fois !

 

            Je suis la Mort.

 

Oui, ce curieux personnage que tout le monde redoute mais qui intrigue tant de personnes. Eh oui, la Mort, c’est moi. Avant d’être la Mort, je ne sais pas qui j’étais. Ca n’a ceci-dit aucune sorte d’importance. Je ne vis que pour accompagner les mortels à leur porte de la mort. Un travail pour ainsi dire ennuyant à mourir. Je hais les humains ou tout autre créature vivante. Ils pullulent de partout et viennent mourir dans mes pattes. Je n’interviens pas dans leur vie, je n’interviens pas dans leur mort. Je suis la neutralité en personne. Mais ils gémissent, ils se plaignent, ils pleurent, ils hurlent… ils ont tous des réactions démesurées en me voyant apparaître. Si je n’étais pas la Mort, j’aurais souhaité qu’ils meurent tous. Alors je souhaite qu’ils vivent tous éternellement. Je pourrais arrêter d’aller les chercher et me préoccuper uniquement de ma petite personne. Et pour tout dire, je l’ai déjà fait… Mais la situation ne fait que se compliquer ! Les morts surgissaient de partout ! Ils passaient n’importe quelle porte et après il fallait aller les chercher… Et puis il y a ceux qui se perdaient… non mais franchement ! Ils ne sont même pas capable de mourir sans pourrir la vie de quelqu’un d’autre, si on peut appeler mon existence une vie… Tous des incapables, des moustiques que la Vie s’amuse à m’envoyer quand elle a assez joué avec ! Elle, elle ne se prive pas de se mêler de la vie et de la mort…

 

            Les mortels m’ont donné de nombreux noms. Ils m’ont vu sous des formes diverses et variées. Je suis l’unique personne qui a toujours été au sein de leurs pensées, leurs mœurs et de leur cœur. Je suis l’éternelle entité maudite.

Je suis Yama… Il y a bien longtemps que j’existe en tant que Yama. Pauvre de moi. Avez-vous déjà vu à quoi je ressemble ?

Je suis Hadès, le seigneur des Enfers. Le fier et valeur Hadès ! Je suis une gardienne, d’accord, mais les enfers… très peu pour moi !

Je suis Cerbère aussi, le gardien de la porte des Enfers… Oui, ce gros chien à trois têtes. Je garde effectivement des portes, mais c’est de loin la seule ressemblance !

Je suis Mictlantecuhtli… quand il m’arrive – rarement ! – de répondre par ce nom, j’ai droit à de grands yeux hébétés… C’est lassant les noms imprononçables. Il n’y avait que les Aztèques à qui je pouvais faire le coup ! Mais ils sont portés disparus…

Je suis Izanami… Eh oui, quelques-uns ont vu une femme ! Mais là, ce serait me confondre avec la Vie. Déesse de la création et de la mort.

Je suis aussi une shinigami… ça ne me déplait pas trop. Quoi que… Je suis unique. Il n’y a qu’une seule Mort. Si nous étions plusieurs, j’aurais moins de boulot !

Chez les Occidentaux, je suis la célèbre Faucheuse, cette grande ombre squelettique portant sa terrible faux. Vous savez, celle qui happe les mortels à grands coups de faux… Quel magnifique cauchemar ! Il paraît que je fais peur, mais je n’ai nullement envie de me lever pour faire la tournée des mourants. Celle des morts égarés me suffit !

 

J’en ai encore bien d’autres, tous plus inutiles les uns que les autres. Les mortels ont de l’imagination quand quelque chose les effraie. Que ce soit en Occident ou en Orient, dans ce monde ou dans un autre, ils n’ont aucune idée de qui je suis.

 

C’est parfois amusant – ceci dit, ça ne l’est que très rarement. Le reste du temps, il serait agréable de respecter quelques règles. Non, mais franchement… Les vivants ont toujours mis un point d’honneur à être comme ceci ou comme cela, mettant en avant leur honneur, veillant à le garder intact et à surtout ne jamais le perdre. Quitte, pour cela, à abandonner famille et amis. Quitte à se battre. Quitte à mourir même. Et ils ont toujours établis des règles bien précises : la politesse, les manières, les coutumes, les personnalités… Tout ! Tout est façonné pour garder son honneur, sa fierté, son orgueil de pauvre mortel ! Mais une fois mort… Ne pourraient-ils pas respecter un peu cet honneur qu’ils aimaient tant de leur vivant ? Non ! Bien sûr que non ! Les interdits, les silences sont levés. Alors ils arrivent n’importe quand, au beau milieu de la nuit, de ma pause, de mes nombreux amusements…

 

Eh oui, j’ai des passe-temps. Je suis avide d’histoires… Il faut bien se distraire quand on est éternel. Et ma distraction première, c’est d’observer les mortels. Ah ! Quelle rigolade !

 

Mais je m’égare… Tout ça pour dire que j’ai aussi besoin d’avoir des gens normaux face à moi. Des morts qui accepteraient leur sort, qui ne seraient pas apeurés, qui arriveraient à des moments plus appropriés… Et surtout, qu’on arrête de me hurler dessus ! Ca fait des milliers d’années que j’entend le même refrain. Il est tant de passer à autre chose, sinon je vais envoyer tout le monde à coup de pied au derrière de l’autre côté de la porte. D’ailleurs, c’est déjà arrivé ! Les pauvres… Ils vont garder cette douleur au fessier pour l’éternité. M’enfin, ils n’ont que ce qu’ils méritent.

 

Une règle fondamentale qu’il serait bien de suivre, ce serait de ne plus mourir la nuit. Pensez à moi ! Il fait nuit chez vous, mais il fait jour ailleurs. Si je dois être quelque part, j’aimerais à ne pas avoir à traverser trente-six-mille mondes pour venir récupérer une saleté d’âme égarée. Prière d’attendre jusqu’au matin ! C’est pas grand chose quelques heures de plus.

 

Un jour, un mortel a cherché à me faire la leçon sur ma façon d’accueillir ses pairs – et lui-même, par ailleurs. Ce stupide être éphémère m’a presque surprise en arrivant comme un boulet de canon. Il avait soi-disant entendu parler de réincarnation et il voulait retourner sur terre… Ah, ça, il y est retourné. Mais croyez-moi… il vaut mieux le demander poliment. Par rapport à ce misérable insecte, j’ai reçu les rois, les empereurs, les pharaons, tous les plus grands de ce monde et des autres… Et il croyait vraiment pouvoir m’ordonner quoi que ce soit ? Peuh ! Alexandre le Grand, Guillaume Tel, Freud, Louis XIV, Léonard de Vinci, Cléopâtre, César… Ils ont tous ployé devant moi.

 

Je ris parfois quand on me pause la question fatale. Qui suis-je… Une infinité de personnes ont tenté de répondre à cette question depuis la nuit des temps. Pour certains, la mort n’existe pas. Tout est une boucle éternelle. Ceux-là, je ne les ai pas gâtés quand ils ont eu l’audace de venir à moi. Je veux bien croire qu’on ait du mal à admettre mon existence, mais de là à la nier ! Enfin… Réfléchissez un peu ! Tout le monde meurt. Je suis comme le mur inévitable qui arrête brutalement votre chemin. Du plus petit des êtes vivants au plus gros ! Et encore, eux, ils ne se plaignent pas… 

 

Il y a quand même quelques exceptions qui ne poseront pas la question. Mais, là… C’est vraiment pas gentils pour moi. Par contre, j’avoue que la Vie est désemparée à chaque fois. C’est quelque chose dont on ne parlait pas beaucoup autrefois. Ceux qui se donnent la mort savent qui je suis. Ils me donnent du boulot supplémentaire, ces idiots. Franchement ! J’en ai déjà assez comme ça.

 

Bizarrement, les mortels se complaisent à me nommer, à expliquer sous tous les angles possibles et imaginable – sauf celui qui contient l’exacte vérité – mon existence. Mais ils évitent de parler de moi directement. Ils passent sous silence la cause de leur souffrance, de leur tristesse, de leur haine et même parfois de leur joie. Ils contournent le sujet qui dérange. Ils n’en parlent pas à leurs enfants. Il y a de nombreux poèmes, textes, contes, chanson, éloges à mon sujet. Mais il n’y a rien. Mort et silence vont par paire. Mort et silence…

 

Alors quand je rencontre un mortel mourrant – car parfois j’en vois – qui se pose cette question, qui la verbalise ou que je la vois dans son regard, je lui réponds :

 

Je suis la Mort.

 

Et là, je vois dans leurs yeux cette lueur effrayée, celle qui ne veut pas s’en aller. Alors avec un sourire qui se veut moqueur – bah oui, moi, maintenant ou dans quelques instants, ça ne change pas grand chose, le mortel est mourrant, donc il ne va pas tarder à venir me retrouver – je lui adresse les mots du silence, un doigt sur la bouche.

 

Chut ! Ne le dites à personne.

Tags associés : suis-je

J'kaz !
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Vendredi 19 Juin 2009Poster un commentaire

La chaleur envahit mon corps

La sueur coule le long de ma peau frissonnante

Je ne ressens aucun remord

A l’idée de vivre de ces caresses plaisantes

 

Le temps s’arrête pour quelque instant

L’espace d’un plaisir inconnu

Qui me pousse à suivre le courant

Comme un petit être perdu

 

Et alors que monte le désir

Alors que s’accentue le besoin

Je comprend le plaisir

Que j’ai longtemps vu de loin

Tags associés : Amour

J'kaz !
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Vendredi 19 Juin 2009Poster un commentaire

Je t’aime depuis toujours

Mais tu m’as haï au premier jour

 

Je te regardai dans un espoir vain

Et tu m’ignorais en partant au loin

 

Je me contentais de me taire

C’était la meilleure chose à faire

 

Je voulais être près de toi

Tu voulais être loin de moi

 

J’ai cessé de te regarder

Tu as continué à m’ignorer

 

Alors pourquoi pleures-tu

Sans même m’avoir connu

 

Pourquoi regardes-tu le soleil

Sans chercher des merveilles

 

Pourquoi regardes-tu la lune

De cette façon peu commune

 

Pourquoi cris-tu aux vagues de l’océan

Qu’à cause d’elles tu souffres tant

 

Je ne peux ignorer ta tristesse

Mais je ne t’ai fait aucune promesse

 

Un jour tu m’as dit de te laisser en paix

Et c’est ce que j’ai fait

 

Peut-être regrettes-tu

De ne pas m’avoir entendu

 

Je te disais tant de choses insignifiantes

Que tu n’entendais  pas les plus importantes

 

Celles que mon cœur te transmettait

Celles que ton cœur n’a jamais acceptées

 

Et si je te vois toujours d’où je suis

Tu ne me vois plus depuis

 

J’avais si mal de t’aimer tant

Que j’ai arrêté le temps

 

Si tu m’avais regardé avec ses yeux avant

Je serai resté avec toi jusqu’à la fin des temps

J'kaz !
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Vendredi 19 Juin 2009Poster un commentaire

Du haut d’un précipice

Une enfant pleure

En attendant le moment propice

Pour avancer son heure

 

Son cœur a cesser de vivre

Malgré son âge pas assez grand

Pour s’éloigner des joies ivres

De ce monde sanglant

 

A quoi bon vivre de souffrances

De mensonges et de morts

Quand d’autres s’en mettent plein la panse

Et se fichent de leur sort

 

Cette enfant connait son heure

Elle choisit juste sa fin

Et bien qu’elle se meurt

Elle veut contredire son destin

 

La maladie a envahi son corps

Et bien qu’on lui donnera tort

Elle passe sur l’autre bord

Elle n’attendra pas la mort

Tags associés : enfant

J'kaz !
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Vendredi 19 Juin 2009Poster un commentaire

A l’aube claire du levant,

Dans ce champ de coquelicot,

Je dresse cette pierre d’antan

Loin des flots

 

Ne m’en veux pas, mon ami

Ce rouge remplacera le tien

Et je viendrai chaque jour ici

Pour essayer de garder le mien

 

Je serai toujours avec toi

Tu règne dans mes pensées

Et en mon cœur tu es roi

Bien que tu nous aies séparé

 

Je te sens près de moi

Tu es toujours là

Et quand je ne pense plus à toi

Tu m’entoures de tes bras

 

Tu me feras souffrir toujours

Tu ne veux pas que j’oublis

J’ai peur de partir à mon tour

Loin de cette foule infinie

 

Je pleure

Je ne peux effacer

J’ai fait trop d’erreur

Mon âme est souillée

 

Mes larmes continues de couler

Mon corps veut te retrouver

Mais je ne peux oublier

Que je t’ai tué

Tags associés : aube, clair, levant

J'kaz !
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Vendredi 19 Juin 2009Poster un commentaire
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